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	<title>La Commune Marseillaise 1871</title>
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		<title>Diaporama</title>
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		<dc:subject>Diaporama</dc:subject>

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&lt;a href="https://marseille1871.fr/-Marseille-se-souvient-du-communard-Gaston-Cremieux-fusille-le-30-novembre-1871-" rel="directory"&gt;Marseille se souvient du communard Gaston Cr&#233;mieux fusill&#233; le 30 novembre 1871 au Pharo&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://marseille1871.fr/+-Diaporama-30-+" rel="tag"&gt;Diaporama&lt;/a&gt;

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		<title>Intro</title>
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		<description>
&lt;p&gt;Le 27 novembre 2021, le maire de Marseille, Beno&#238;t Payan, ancien membre du parti socialiste, inaugurait la premi&#232;re plaque municipale officielle &#224; la m&#233;moire de Gaston Cr&#233;mieux pr&#232;s de l'endroit o&#249; il avait &#233;t&#233; fusill&#233; cent cinquante ans auparavant. Condamn&#233; &#224; la peine de mort par le conseil de guerre pour sa participation &#224; la Commune de Marseille de mars-avril 1871, Cr&#233;mieux avait &#233;t&#233; fusill&#233; par un peloton militaire le 30 novembre 1871 sur le champ de man&#339;uvres militaire du Pharo. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://marseille1871.fr/-Marseille-se-souvient-du-communard-Gaston-Cremieux-fusille-le-30-novembre-1871-" rel="directory"&gt;Marseille se souvient du communard Gaston Cr&#233;mieux fusill&#233; le 30 novembre 1871 au Pharo&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 27 novembre 2021, le maire de Marseille, Beno&#238;t Payan, ancien membre du parti socialiste, inaugurait la premi&#232;re plaque municipale officielle &#224; la m&#233;moire de Gaston &lt;dico&gt;&lt;a class=&#034;spip_out&#034; href='https://maitron.fr/spip.php?article56261&amp;recherche=Cr&#233;mieux'&gt;Cr&#233;mieux&lt;/a&gt;&lt;/dico&gt; pr&#232;s de l'endroit o&#249; il avait &#233;t&#233; fusill&#233; cent cinquante ans auparavant. Condamn&#233; &#224; la peine de mort par le conseil de guerre pour sa participation &#224; la Commune de Marseille de mars-avril 1871, &lt;dico&gt;&lt;a href=&#034;https://maitron.fr/spip.php?article56261&amp;recherche=Cr&#233;mieux&#034; class='spip_out' title=&#034;D&#233;finition&#160;: N&#233; &#224; N&#238;mes le 22 juin 1836 ; ex&#233;cut&#233; au Pharo de Marseille le 30 novembre (&#8230;)&#034;&gt;Cr&#233;mieux&lt;/a&gt;&lt;/dico&gt; avait &#233;t&#233; fusill&#233; par un peloton militaire le 30 novembre 1871 sur le champ de man&#339;uvres militaire du Pharo. &lt;br /&gt;
Ce terrain qui servait jadis &#224; l'entra&#238;nement des militaires, parfois sur des cibles humaines, est aujourd'hui largement urbanis&#233;, mais une partie appartient toujours &#224; l'arm&#233;e et elle est ferm&#233;e au public. La plaque comm&#233;morative inaugur&#233;e en 2021 se trouve en dehors de ce domaine militaire ; elle est &#233;rig&#233;e dans le jardin municipal du Pharo, dans un espace public.&lt;br /&gt;
Avant cette plaque, Gaston Cr&#233;mieux avait d&#233;j&#224; et a toujours d'autres lieux de m&#233;moire dans la ville. Le plus ancien reste le monument fun&#233;raire &#233;lev&#233; sur son caveau en 1872. Cinquante ans plus tard, en 1922, sous le mandat de Sim&#233;on Flaissi&#232;res, le premier maire socialiste de la ville, le nom de Gaston Cr&#233;mieux &#233;tait donn&#233; &#224; un boulevard. C'est ensuite, mais &#224; une date ind&#233;termin&#233;e, qu'une petite plaque a &#233;t&#233; consacr&#233;e &#224; Gaston Cr&#233;mieux au ch&#226;teau d'If, une des prisons marseillaises o&#249; il avait &#233;t&#233; incarc&#233;r&#233; avant son ex&#233;cution et qui a &#233;t&#233; class&#233;e monument historique en 1926.&lt;br /&gt; Cette brochure s'est int&#233;ress&#233;e &#224; ces diff&#233;rents lieux de m&#233;moire et &#224; leurs extensions, avant de s'attarder sur le dernier en date et sur le discours prononc&#233; par Beno&#238;t Payan lors de l'inauguration de la plaque &#224; la m&#233;moire de Gaston Cr&#233;mieux au Pharo.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Le monument fun&#233;raire de Gaston Cr&#233;mieux au cimeti&#232;re isra&#233;lite la Timone-Saint-Pierre </title>
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		<dc:creator>bruno</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le cimeti&#232;re isra&#233;lite La Timone-Saint-Pierre en fonction depuis 1855 est aujourd'hui sur-occup&#233; mais toujours en activit&#233;. On peut y acc&#233;der &#224; partir du grand cimeti&#232;re Saint-Pierre, ou par une entr&#233;e particuli&#232;re situ&#233;e 166, Chemin de l'Arm&#233;e d'Afrique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans une d&#233;dale de tombes serr&#233;es les unes contre les autres, le monument fun&#233;raire de Gaston Cr&#233;mieux se distingue par la hauteur de sa colonne sur laquelle est grav&#233;e l'&#233;pitaphe suivante : &lt;br class='autobr' /&gt;
Ces inscriptions invitent au silence ; celui (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://marseille1871.fr/-Marseille-se-souvient-du-communard-Gaston-Cremieux-fusille-le-30-novembre-1871-" rel="directory"&gt;Marseille se souvient du communard Gaston Cr&#233;mieux fusill&#233; le 30 novembre 1871 au Pharo&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le cimeti&#232;re isra&#233;lite La Timone-Saint-Pierre en fonction depuis 1855 est aujourd'hui sur-occup&#233; mais toujours en activit&#233;. On peut y acc&#233;der &#224; partir du grand cimeti&#232;re Saint-Pierre, ou par une entr&#233;e particuli&#232;re situ&#233;e 166, Chemin de l'Arm&#233;e d'Afrique.&lt;br /&gt;
Dans une d&#233;dale de tombes serr&#233;es les unes contre les autres, le monument fun&#233;raire de Gaston &lt;dico&gt;&lt;a class=&#034;spip_out&#034; href='https://maitron.fr/spip.php?article56261&amp;recherche=Cr&#233;mieux'&gt;Cr&#233;mieux&lt;/a&gt;&lt;/dico&gt; se distingue par la hauteur de sa colonne sur laquelle est grav&#233;e l'&#233;pitaphe suivante : &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces inscriptions invitent au silence ; celui qui sied aux cimeti&#232;res, mais probablement impos&#233; aussi &#224; ceux qui ont &#233;lev&#233; ce monument et fait graver cette &#233;pitaphe qui ne pr&#233;cise pas pourquoi et comment est mort Gaston &lt;dico&gt;&lt;a href=&#034;https://maitron.fr/spip.php?article56261&amp;recherche=Cr&#233;mieux&#034; class='spip_out' title=&#034;D&#233;finition&#160;: N&#233; &#224; N&#238;mes le 22 juin 1836 ; ex&#233;cut&#233; au Pharo de Marseille le 30 novembre (&#8230;)&#034;&gt;Cr&#233;mieux&lt;/a&gt;&lt;/dico&gt;.&lt;br /&gt; Le monument lui-m&#234;me n'est pas dat&#233;, mais il est repr&#233;sent&#233; sur une gravure parue le 6 d&#233;cembre 1872 &#224; la une du Travailleur des villes et des campagnes, un hebdomadaire publi&#233; &#224; La Ciotat &#224; trentaine de kilom&#232;tres de Marseille. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La publication de cette gravure sous le titre &#171; Monument &#233;lev&#233; &#224; la m&#233;moire de Gaston Cr&#233;mieux par les r&#233;publicains marseillais &#187; d&#233;plut apparemment aux autorit&#233;s qui, depuis l'&#233;crasement de la Commune de Marseille le 4 avril 1871 par le g&#233;n&#233;ral Espivent de la Villeboisnet, avaient interdit toute publication relative &#224; la Commune ou aux Communards, si ce n'est pour les fl&#233;trir. Celle-ci valut effectivement de nouvelles poursuites&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;En d&#233;cembre 1872, Le Travailleur des villes et des campagnes ne se vendait (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; au g&#233;rant du &lt;em&gt;Travailleur des villes et des campagnes&lt;/em&gt;, Maurice Faucon : le 3 avril 1873, il &#233;tait condamn&#233; par le tribunal correctionnel de Marseille &#224; 100 francs d'amende pour la publication de ce dessin sans autorisation pr&#233;alable.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Journal des commissaires de police : recueil mensuel de l&#233;gislation, de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
Dans l'exemplaire du &lt;em&gt;Travailleur des villes et des campagnes&lt;/em&gt; (en assez mauvais &#233;tat) conserv&#233; &#224; la biblioth&#232;que de l'Alcazar &#224; Marseille, on peut encore distinguer sur ce dessin sign&#233; L. Mosnier, le nom &#171; Cr&#233;mieux &#187; grav&#233; sur une colonne pyramidale identique &#224; celle toujours pos&#233;e sur son caveau. Le dessinateur y a ajout&#233; une grande figure all&#233;gorique de Marianne r&#233;publicaine au bonnet phrygien au-dessus du monument fun&#233;raire. Cette R&#233;publique pacifique, tenant un rameau d'olivier dans sa main gauche, tient aussi de sa main droite une couronne qu'elle s'appr&#234;te &#224; poser au sommet du monument &#224; la gloire de Cr&#233;mieux.&lt;br /&gt;
Pour l'&#171; Anniversaire du 30 novembre &#187;, la premi&#232;re page de ce num&#233;ro du Travailleur des villes et des campagnes a fait suivre ce dessin du po&#232;me &#171; Mort de Gaston Cr&#233;mieux &#187; sign&#233; par &#201;douard Chevret, un long po&#232;me qui se poursuit sur les deux pages suivantes du journal. En voici quelques vers, qui le d&#233;signent de &#171; communard h&#233;breu &#187;, sans une once d'antis&#233;mitisme :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sait-on s'il mourra bien, ce communard h&#233;breu ?&lt;br /&gt;
Il est tout jeune encore comme nous tendres biches !&lt;br /&gt;
Nous avons vu son nom sur de rouges affiches ;&lt;br /&gt;
Il a trente-quatre ans et il s'appelle Gaston !&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le Travailleur des villes et des campagnes, 6 d&#233;cembre 1872.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le monument fun&#233;raire &#233;rig&#233; en 1872 sur le caveau de G. Cr&#233;mieux existe toujours, mais il a re&#231;u quelques ajouts qui l'ont un peu transform&#233;. La colonne pyramidale initialeest aujourd'hui dress&#233;e sur un socle devant lequel sont pos&#233;s deux nouveaux &#233;l&#233;ments : une sculpture en pierre et une plaque comm&#233;morative ajout&#233;es &#224; plus d'un si&#232;cle d'intervalle.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Une sculpture en forme de lyre ajout&#233;e en 1878&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Lors de sa pose, le 1er d&#233;cembre 1878, cette sculpture en pierre a &#233;t&#233; d&#233;crite comme &#171; une magnifique offrande faite au nom de la d&#233;mocratie marseillaise : une lyre au milieu, une feuille de papier avec une inscription et l'hermine de l'avocat d&#233;ployant ses plis.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La Jeune R&#233;publique, 2 d&#233;cembre 1878. &#187;&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
Au del&#224; de la forme de cette sculpture, l'ann&#233;e de sa pose est significative. Ce n'est en effet qu'en 1878, sept ans apr&#232;s la disparition de Cr&#233;mieux que put se d&#233;rouler la premi&#232;re c&#233;r&#233;monie importante &#224; sa m&#233;moire. Alors que jusque l&#224; les autorit&#233;s n'avaient tol&#233;r&#233; qu'un hommage discret annuel autour de son caveau, cet celui de 1878 put &#234;tre beaucoup plus important.&lt;br /&gt;
L'&#233;tat de si&#232;ge sur Marseille avait &#233;t&#233; lev&#233; depuis pr&#232;s de deux ans, apr&#232;s le d&#233;part de Marseille du g&#233;n&#233;ral Espivent en 1876, et les derni&#232;res &#233;lections l&#233;gislatives avaient install&#233; une majorit&#233; r&#233;publicaine &#224; l'Assembl&#233;e nationale.&lt;br /&gt;
&#192; Marseille, le dimanche 1er d&#233;cembre 1878 plusieurs centaines de personnes s'&#233;taient donn&#233; rendez-vous &#224; la Plaine pour se diriger en cort&#232;ge vers le caveau de Cr&#233;mieux. Les autorit&#233;s tent&#232;rent d'interdire ce cort&#232;ge en d&#233;ployant des forces de police autour et dans le cimeti&#232;re. Tout discours y fut interdit et seules les personnes portant des couronnes furent autoris&#233;es &#224; entrer dans le cimeti&#232;re. Les d&#233;l&#233;gations porteuses de l'embl&#232;me fun&#233;raire en pierre et de couronnes d'immortelles entr&#232;rent les premi&#232;res tandis qu'un grand nombre de personnes achet&#232;rent de petites couronnes afin de pouvoir entrer : &#171; Le monument o&#249; repose Gaston Cr&#233;mieux &#233;tait couvert des couronnes [&#8230;]. Il se distinguait des autres tombes par sa verdure et par sa pyramide &#233;lev&#233;e. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le Petit Marseillais, 2 d&#233;cembre 1878.&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Une plaque comm&#233;morative ajout&#233;e en 2002&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; La plaque en marbre blanc pos&#233;e sous cette sculpture a &#233;t&#233; inaugur&#233;e le 30 juin 2002 &#224; l'initiative de l'ACJP, l'Association Culturelle des Juifs du Pape&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Robert Milhaud, &#171; Nous avons particip&#233; &#224; une plaque pour Gaston Cr&#233;mieux &#187;, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; qui honorait un des leurs ; Gaston Cr&#233;mieux, rappelons-le, &#233;tant un descendant de l'ancienne communaut&#233; commun&#233;ment d&#233;sign&#233;e comme les &#171; juifs du pape &#187;.&lt;br /&gt; Les inscriptions figurant sur cette plaque sont plus explicites que l'&#233;pitaphe &#171; silencieuse &#187; grav&#233;e sur la colonne du monument ; alors que celle-ci indiquait seulement que Gaston Cr&#233;mieux &#233;tait &#171; mort &#187;, la plaque pr&#233;cise, entre autres, qu'il est &#171; mort fusill&#233; &#187;, sans pour autant dire par qui il a &#233;t&#233; fusill&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;Les inscriptions grav&#233;es sur la plaque aux pieds la colonne :&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Gaston Cr&#233;mieux. Ardent r&#233;publicain ami de Gambetta. Chef du mouvement communard des Bouches-du-Rh&#244;ne. Mort fusill&#233; le 30 novembre 1871 pour que vive la R&#233;publique. &lt;/p&gt;
&lt;h3&gt; Son fils Albert enterr&#233; &#224; ses c&#244;t&#233;s&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; Jouxtant le caveau de Gaston Cr&#233;mieux, celui de son fils a&#238;n&#233; Albert est &#233;galement dot&#233;e d'un monument fun&#233;raire moins haut que celui de son p&#232;re et surmont&#233; par une une boule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Les inscriptions grav&#233;es sur la st&#232;le verticale pos&#233;e sur ce caveau ne sont plus lisibles, mais celles grav&#233;es sur le caveau lui-m&#234;me sont encore d&#233;chiffrables :&lt;br /&gt;
Ici repose Albert Cr&#233;mieux. Officier de la L&#233;gion d'Honneur. 21 ao&#251;t 1865 - 11 mai 1940&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Albert (Joseph Lange) Cr&#233;mieux &#233;tait le fils a&#238;n&#233; de Gaston Isaac Cr&#233;mieux et de son &#233;pouse No&#233;mie Judith Molina. N&#233; le 21 ao&#251;t 1865 &#224; Pont-Saint-Esprit (Gard), il est d&#233;c&#233;d&#233; le 11 mai 1940 &#224; Paris 8e pr&#233;cise son dossier dans l'ordre de la L&#233;gion d'honneur. Dossier qui indique aussi qu'il avait d'abord &#233;t&#233; nomm&#233; Chevalier dans cet ordre par d&#233;cret du 31 ao&#251;t 1923, alors qu'il &#233;tait avocat &#224; la Cour d'appel de Paris, puis &#233;lev&#233; au grade d'Officier de la L&#233;gion d'honneur par d&#233;cret du 9 ao&#251;t 1939.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dossier LH//625/49 base de donn&#233;es Leonore des r&#233;cipiendaires de la L&#233;gion (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;En d&#233;cembre 1872, &lt;em&gt;Le Travailleur des villes et des campagnes &lt;/em&gt;ne se vendait que par abonnement ayant &#233;t&#233; interdit de vente sur la voie publique depuis un arr&#234;t&#233; du g&#233;n&#233;ral Espivent du 23 novembre 1872.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;em&gt;Journal des commissaires de police : recueil mensuel de l&#233;gislation, de jurisprudence et de doctrine&lt;/em&gt;, Paris, 1873, p. 267.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;em&gt;Le Travailleur des villes et des campagnes,&lt;/em&gt; 6 d&#233;cembre 1872.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;L&lt;em&gt;a Jeune R&#233;publique&lt;/em&gt;, 2 d&#233;cembre 1878. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;em&gt;Le Petit Marseillais&lt;/em&gt;, 2 d&#233;cembre 1878.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Robert Milhaud, &#171; Nous avons particip&#233; &#224; une plaque pour Gaston &lt;dico&gt;&lt;a href=&#034;https://maitron.fr/spip.php?article56261&amp;recherche=Cr&#233;mieux&#034; class='spip_out' title=&#034;D&#233;finition&#160;: N&#233; &#224; N&#238;mes le 22 juin 1836 ; ex&#233;cut&#233; au Pharo de Marseille le 30 novembre (&#8230;)&#034;&gt;Cr&#233;mieux&lt;/a&gt;&lt;/dico&gt; &#187;, in L'&#201;cho des Carri&#232;res (bulletin de l'Association culturelle des juifs du pape), n&#176;30, 2002, p. 29.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Dossier LH//625/49 base de donn&#233;es Leonore des r&#233;cipiendaires de la L&#233;gion d'honneur : &lt;a class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; href='https://www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr -' rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr -&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>Un boulevard &#224; son nom</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>bruno</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La d&#233;nomination du boulevard Gaston Cr&#233;mieux dans le 8e arrondissement, entre le boulevard P&#233;rier et la place du Mar&#233;chal Lannes, a eu cent ans en 2022 ; un peu moins si on lui retire les trois ann&#233;es du r&#233;gime de Vichy durant lesquelles il fut d&#233;baptis&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est sous la mandature de Sim&#233;on Flaissi&#232;res qui fut maire de Marseille de 1888 &#224; 1902 puis de 1919 &#224; sa mort en 1931, lors des d&#233;lib&#233;rations du conseil municipal du 6 septembre 1922, que fut adopt&#233;e la proposition de rebaptiser Gaston (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://marseille1871.fr/-Marseille-se-souvient-du-communard-Gaston-Cremieux-fusille-le-30-novembre-1871-" rel="directory"&gt;Marseille se souvient du communard Gaston Cr&#233;mieux fusill&#233; le 30 novembre 1871 au Pharo&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La d&#233;nomination du boulevard Gaston &lt;dico&gt;&lt;a class=&#034;spip_out&#034; href='https://maitron.fr/spip.php?article56261&amp;recherche=Cr&#233;mieux'&gt;Cr&#233;mieux&lt;/a&gt;&lt;/dico&gt; dans le 8e arrondissement, entre le boulevard P&#233;rier et la place du Mar&#233;chal Lannes, a eu cent ans en 2022 ; un peu moins si on lui retire les trois ann&#233;es du r&#233;gime de Vichy durant lesquelles il fut d&#233;baptis&#233;.&lt;br /&gt;
C'est sous la mandature de Sim&#233;on Flaissi&#232;res&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sim&#233;on Flaissi&#232;res (1851-1931). Lorsqu'il fut &#233;lu pour un deuxi&#232;me mandat en (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;qui fut maire de Marseille de 1888 &#224; 1902 puis de 1919 &#224; sa mort en 1931, lors des d&#233;lib&#233;rations du conseil municipal du 6 septembre 1922, que fut adopt&#233;e la proposition de rebaptiser Gaston &lt;dico&gt;&lt;a href=&#034;https://maitron.fr/spip.php?article56261&amp;recherche=Cr&#233;mieux&#034; class='spip_out' title=&#034;D&#233;finition&#160;: N&#233; &#224; N&#238;mes le 22 juin 1836 ; ex&#233;cut&#233; au Pharo de Marseille le 30 novembre (&#8230;)&#034;&gt;Cr&#233;mieux&lt;/a&gt;&lt;/dico&gt; l'ancien boulevard Gambetta fut au motif que Marseille ayant d&#233;j&#224; les All&#233;es Gambetta&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;AM Marseille 1 D 216, registre des d&#233;lib&#233;rations du Conseil municipal pour (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
Cette d&#233;nomination fut une des sept propositions de changements de noms de rues ou appellations nouvelles adopt&#233;es le 6 septembre 1922. Elles concernaient toutes des personnalit&#233;s masculines n&#233;es au XIXe si&#232;cle, dont deux artistes proven&#231;aux, un peintre pour la place Paul C&#233;zanne (1839-1906) et un &#233;crivain pour la rue &#201;mile Zola (1840-1903). Outre Gaston Cr&#233;mieux (1836-1871), les quatre autres d&#233;nominations &#233;taient celle de personnalit&#233;s politiques r&#233;publicaines &#233;minentes. Pour un autre boulevard, Charles Livon (1850-1917), m&#233;decin et maire provisoire de Marseille en 1895 : pour une rue Francis de Pressenss&#233; (1850-1921) d&#233;put&#233;, ex-pr&#233;sident de la Ligue des droits de l'homme ; pour une place (tr&#232;s vaste) Jules Guesde (1846-1922), orateur et ministre socialiste et pour une autre place, F&#233;lix Baret (1843-1902) avocat avec lequel travailla G. Cr&#233;mieux et ancien maire de Marseille de 1887 &#224; 1891.&lt;br /&gt;
Chacun de ces hommes fit l'objet de courtes notices biographiques annex&#233;es aux d&#233;lib&#233;rations du 6 septembre 1922 ; celle qui nous int&#233;resse plus particuli&#232;rement rappelait son tragique destin de communard : &#171; Gaston Cr&#233;mieux est n&#233; &#224; N&#238;mes en 1836. Avocat &#224; Marseille. Il fut pr&#233;sident de la commission r&#233;volutionnaire de cette ville pendant l'insurrection de la Commune du 23 mars au 4 avril 1871. Fait prisonnier au cours des &#233;v&#233;nements de cette journ&#233;e par les troupes du g&#233;n&#233;ral Espivent, il fut condamn&#233; &#224; mort par le conseil de guerre et fusill&#233; le 30 novembre 1871.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;AM Marseille 2 D 1906 : documents annexes au conseil municipal du 6 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moins de vingt ans apr&#232;s sa d&#233;nomination, le boulevard Gaston Cr&#233;mieux &#233;tait rebaptis&#233; Sidi-Brahim (du nom d'une bataille men&#233;e par les Fran&#231;ais en Alg&#233;rie en 1845&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Notons aussi que la d&#233;nomination Sidi-Brahim a retrouv&#233; droit de cit&#233; &#224; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;) lors des d&#233;lib&#233;rations du 13 janvier 1941 de la d&#233;l&#233;gation sp&#233;ciale &#224; la mairie de Marseille pr&#233;sid&#233;e par Henri Ripert. Cette d&#233;cision s'inscrivait dans une d&#233;marche de remplacement d'une quinzaine de noms de rues adopt&#233;s au cours des derni&#232;res ann&#233;es. Au motif que &#171; certaines d&#233;nominations [&#233;taient] devenues inopportunes &#187;, il fut propos&#233; de revenir &#224; leur ancien nom ou d'adopter de nouveaux noms pour d'autres&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;AM Marseille 1 D 239, registre des d&#233;lib&#233;rations du Conseil municipal, pour (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Parmi les autres voies concern&#233;es citons la place Jean Jaur&#232;s qui reprit son ancien nom : apr&#232;s avoir re&#231;u en 1919 celui du leader socialiste oppos&#233; &#224; la guerre et assassin&#233; le 31 juillet 1914, elle redevint la place Saint-Michel durant trois ans.&lt;br /&gt;
En m&#234;me temps que l'on rempla&#231;ait des noms de rues jug&#233;s inopportuns, les autorit&#233;s d'occupation avec l'aide du gouvernement de Vichy s'employaient &#224; la mise en place de l'extermination physique des &#171; ind&#233;sirables &#187; d&#232;s 1942. Un des petits-fils de Gaston Cr&#233;mieux, pr&#233;nomm&#233; aussi Gaston et avocat comme lui et comme son p&#232;re, Albert Joseph Lange Cr&#233;mieux, en fut victime : Gaston, Mo&#239;se Cr&#233;mieux, n&#233; le 13 avril 1891 &#224; Paris 5e, est mort en d&#233;portation &#224; Auschwitz-Birkenau le 15 ao&#251;t 1942.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Arr&#234;t&#233; collectif du 18 novembre 1987 relatif &#224; l'apposition de la mention &#171; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le boulevard Gaston Cr&#233;mieux reprit son nom apr&#232;s la Lib&#233;ration de Marseille, lorsque la d&#233;l&#233;gation municipale pr&#233;sid&#233;e par Gaston Defferre r&#233;unie le 31 octobre 1944 adopta le principe de modifier les noms de rues qui avaient &#233;t&#233; attribu&#233;s entre 1940 et 1944.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;AM Marseille 1 D 242, d&#233;lib&#233;rations du Conseil municipal pour les mois (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Il a gard&#233; son nom depuis et une grande plaque comm&#233;morative y a &#233;t&#233; appos&#233;e au d&#233;but des ann&#233;es 2000.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Plaque comm&#233;morative sur le Boulevard Gaston-Cr&#233;mieux&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les panneaux de voirie qui d&#233;signent actuellement le boulevard Gaston Cr&#233;mieux ne portent que son nom, sans autre pr&#233;cision, mais une plaque comm&#233;morative scell&#233;e sous l'un de ces panneaux, &#224; proximit&#233; du croisement des boulevards Gaston Cr&#233;mieux et P&#233;rier, lui rend plus longuement hommage.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_100 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://marseille1871.fr/local/cache-vignettes/L500xH616/bd2-dd99f.jpg?1763813421' width='500' height='616' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ces inscriptions grav&#233;es en lettres d'or d&#233;signent faussement Gaston Cr&#233;mieux comme &#171; H&#233;ros de la Commune de Paris &#187;. Ce faisant, elles v&#233;hiculent une erreur dommageable pour l'histoire de Marseille et pour celle de Cr&#233;mieux. S'il a effectivement soutenu la Commune de Paris, Cr&#233;mieux n'y a pas particip&#233; et c'est bien de la Commune de Marseille qu'il a &#233;t&#233; le h&#233;ros, et la victime.&lt;br /&gt;
Nos demandes aupr&#232;s la mairie de secteur du 8e arrondissement et de la mairie centrale de Marseille pour conna&#238;tre la date exacte de l'inauguration de cette plaque n'ont pas abouti.&lt;br /&gt;
Elle date probablement de 2013 car l'ann&#233;e suivante elle &#233;tait revendiqu&#233;e comme une initiative r&#233;cente du comit&#233; marseillais de l'Association des Amies et Amis de la Commune de Paris 1871 et du groupe local de la Libre Pens&#233;e : &#171; &#224; la m&#233;moire de Gaston Cr&#233;mieux, leader de la Commune de Marseille, que Thiers fit fusiller, nous avons fait apposer une plaque explicative sur le boulevard qui porte son nom. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Michel Kadouch et Gilbert Bertolini, &#171; Vingt ans d'activit&#233; des Amis de la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
Les francs-ma&#231;ons de la loge La R&#233;union des Amis choisis de Marseille (loge &#224; laquelle Gaston Cr&#233;mieux avait appartenu) ont &#233;galement fait part de leur participation &#224; l'apposition de cette plaque, sans pr&#233;ciser la date de son inauguration. Dans une brochure parue en 2016 pour le 215e anniversaire de la loge La R&#233;union des Amis choisis de Marseille, l'article intitul&#233; &#171; Hommage &#224; Gaston Cr&#233;mieux. Pose d'une plaque comm&#233;morative boulevard Gaston-Cr&#233;mieux &#187; est accompagn&#233; de photographies de personnes qui ont assist&#233; &#224; son inauguration.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Grand Orient de France, C&#233;l&#233;bration des 215 ans de la loge La R&#233;union des (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Sur le boulevard Gaston Cr&#233;mieux on trouve aussi aujourd'hui la station d'autobus Gaston Cr&#233;mieux (sur la ligne 74 de la r&#233;gie des transports m&#233;tropolitains - RTM) et un restaurant casher &#171; Le Gaston Cr&#233;mieux &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Sim&#233;on Flaissi&#232;res (1851-1931). Lorsqu'il fut &#233;lu pour un deuxi&#232;me mandat en 1892, il fut le premier maire socialiste de Marseille mais resta toujours un socialiste ind&#233;pendant. Fils d'un pasteur calviniste, il se d&#233;tacha suffisamment de la religion pour demander d'&#234;tre enterr&#233; civilement dans la fosse commune. Docteur en m&#233;decine, il avait exerc&#233; &#224; Endoume o&#249; il &#233;tait surnomm&#233; &#171; le m&#233;decin des pauvres &#187; ; Gaston &lt;dico&gt;&lt;a href=&#034;https://maitron.fr/spip.php?article56261&amp;recherche=Cr&#233;mieux&#034; class='spip_out' title=&#034;D&#233;finition&#160;: N&#233; &#224; N&#238;mes le 22 juin 1836 ; ex&#233;cut&#233; au Pharo de Marseille le 30 novembre (&#8230;)&#034;&gt;Cr&#233;mieux&lt;/a&gt;&lt;/dico&gt; avait lui-m&#234;me &#233;t&#233; appel&#233; &#171; l'avocat des pauvres &#187; !&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;AM Marseille 1 D 216, registre des d&#233;lib&#233;rations du Conseil municipal pour l'ann&#233;e 1922, p. 79.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;AM Marseille 2 D 1906 : documents annexes au conseil municipal du 6 septembre 1922, d&#233;lib&#233;ration n&#176; 917.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Notons aussi que la d&#233;nomination Sidi-Brahim a retrouv&#233; droit de cit&#233; &#224; Marseille en 1963 lorsque son nom fut donn&#233; &#224; un square.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;AM Marseille 1 D 239, registre des d&#233;lib&#233;rations du Conseil municipal, pour l'ann&#233;e 1941, p. 89.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Arr&#234;t&#233; collectif du 18 novembre 1987 relatif &#224; l'apposition de la mention &#171; Mort en d&#233;portation &#187; sur les actes et jugement d&#233;claratifs de d&#233;c&#232;s paru au Journal officiel de la R&#233;publique fran&#231;aise du 29 janvier 1988, p.1442.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;AM Marseille 1 D 242, d&#233;lib&#233;rations du Conseil municipal pour les mois d'ao&#251;t-d&#233;cembre 1944, p. 32.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Michel Kadouch et Gilbert Bertolini, &#171; Vingt ans d'activit&#233; des Amis de la Commune &#224; Marseille &#187; article du 1er mars 2013 post&#233; sur le site l'Association des Amies et Amis de la Commune de Paris 1871 (consult&#233; en mai 2019) : &lt;a class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; href='http://www.commune1871.org/' rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.commune1871.org/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Grand Orient de France, &lt;em&gt;C&#233;l&#233;bration des 215 ans de la loge La R&#233;union des amis choisis (cr&#233;&#233;e le 18 juillet 1801)&lt;/em&gt;, Marseille, 2016, p. 54.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Une petite plaque au ch&#226;teau d'If, une des prisons o&#249; il a &#233;t&#233; enferm&#233;</title>
		<link>https://marseille1871.fr/Une-petite-plaque-au-chateau-d-If-une-des-prisons-ou-il-a-ete-enferme</link>
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		<dc:date>2025-01-28T14:59:26Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>bruno</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Cette petite plaque, semblable par sa taille et sa forme, &#224; d'autres plaques appos&#233;es au ch&#226;teau d'If, se trouve sur un mur int&#233;rieur de cette ancienne prison devenue un des hauts lieux touristiques de Marseille. &lt;br class='autobr' /&gt;
La date d'apposition de ces plaques n'a pu &#234;tre renseign&#233;e, mais elle est probablement post&#233;rieure aux ann&#233;es 1920, apr&#232;s que le minist&#232;re de la Culture ait pris la charge du ch&#226;teau d'If. Ouvert officiellement au public en 1880, class&#233; monument historique en 1926, il a &#233;t&#233; remis (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://marseille1871.fr/-Marseille-se-souvient-du-communard-Gaston-Cremieux-fusille-le-30-novembre-1871-" rel="directory"&gt;Marseille se souvient du communard Gaston Cr&#233;mieux fusill&#233; le 30 novembre 1871 au Pharo&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_97 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;28&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://marseille1871.fr/IMG/jpg/if1.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://marseille1871.fr/local/cache-vignettes/L500xH334/if1-95203.jpg?1763813422' width='500' height='334' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_credits crayon document-credits-97 '&gt;Clich&#233; MB, septembre 2020.
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Cette petite plaque, semblable par sa taille et sa forme, &#224; d'autres plaques appos&#233;es au ch&#226;teau d'If, se trouve sur un mur int&#233;rieur de cette ancienne prison devenue un des hauts lieux touristiques de Marseille.&lt;br /&gt;
La date d'apposition de ces plaques n'a pu &#234;tre renseign&#233;e, mais elle est probablement post&#233;rieure aux ann&#233;es 1920, apr&#232;s que le minist&#232;re de la Culture ait pris la charge du ch&#226;teau d'If. Ouvert officiellement au public en 1880, class&#233; monument historique en 1926, il a &#233;t&#233; remis en 1994 par le minist&#232;re de la D&#233;fense au minist&#232;re de la Culture et fait aujourd'hui partie du Parc national des Calanques.&lt;br /&gt;
N'ayant de ch&#226;teau que le nom, le ch&#226;teau d'If est un ancien fort militaire construit au XVIe si&#232;cle sur l'&#238;le &#233;ponyme &#224; quelques encablures des cotes (2 kms). Il servit de prison d'&#233;tat jusqu'au d&#233;but du 20e si&#232;cle, recevant notamment des opposants r&#233;els ou suppos&#233;s au r&#233;gime en place, quel qu'il soit : des huguenots en 1720, des r&#233;publicains en 1848, des communards en 1871, des Alsaciens et des Lorrains en 1914... &lt;br /&gt;
Gaston &lt;dico&gt;&lt;a class=&#034;spip_out&#034; href='https://maitron.fr/spip.php?article56261&amp;recherche=Cr&#233;mieux'&gt;Cr&#233;mieux&lt;/a&gt;&lt;/dico&gt; fit partie des centaines de prisonniers arr&#234;t&#233;s &#224; Marseille pendant et apr&#232;s la journ&#233;e insurrectionnelle du 4 avril 1871 et transf&#233;r&#233;s au ch&#226;teau d'If, la plus isol&#233;e, la plus vieille et la plus insalubre des prisons marseillaises. Le Petit Marseillais du 14 avril indiquait que plus de 500 d&#233;tenus avaient d&#233;j&#224; &#233;t&#233; interrog&#233;s au ch&#226;teau d'If et consacrait quelques lignes &#224; &lt;dico&gt;&lt;a href=&#034;https://maitron.fr/spip.php?article56261&amp;recherche=Cr&#233;mieux&#034; class='spip_out' title=&#034;D&#233;finition&#160;: N&#233; &#224; N&#238;mes le 22 juin 1836 ; ex&#233;cut&#233; au Pharo de Marseille le 30 novembre (&#8230;)&#034;&gt;Cr&#233;mieux&lt;/a&gt;&lt;/dico&gt; qui avait &#233;t&#233; arr&#234;t&#233; dans la nuit du 7 au 8 avril : &#171; Gaston Cr&#233;mieux est enferm&#233; dans la prison o&#249; Mirabeau&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Gabriel Honor&#233; Riqueti, comte de Mirabeau (1749-1791), avant de devenir le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; fut d&#233;tenu. Il para&#238;t un peu accabl&#233; et quelque peu afflig&#233; de sa position. On pr&#233;tend m&#234;me qu'il a souvent des paroles de r&#233;crimination pour ses anciens coll&#232;gues de la Commission d&#233;partementale.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le Petit Marseillais, 14 avril 1871.&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;&lt;br /&gt;
Apr&#232;s le ch&#226;teau d'If, Gaston Cr&#233;mieux fut incarc&#233;r&#233; dans d'autres prisons marseillaises durant plus de huit mois, jusqu'&#224; son ex&#233;cution le 30 novembre 1871.&lt;br /&gt;
Dans ses Impressions d'un condamn&#233; &#224; mort, le texte qu'il &#233;crivit en prison apr&#232;s sa condamnation &#224; la peine de mort le 28 juin 1871, il a d&#233;crit les terribles conditions de d&#233;tention au ch&#226;teau d'If, mais aussi la foi r&#233;publicaine in&#233;branlable des prisonniers qui y furent conduits avec lui :&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;citation&#034;&gt;Cette abominable prison politique o&#249; les prisonniers &#233;taient rong&#233;s par la vermine, couch&#233;s sur une paille ou plut&#244;t sur du fumier, buvant de l'eau et respirant un air rare par une grille &#233;troite ; on &#233;tait quatre-vingts prisonniers dans une casemate qui pouvait &#224; peine en contenir quarante. Pauvre R&#233;publique ! Comme on abuse de ton nom pour martyriser tes enfants les plus d&#233;vou&#233;s ! Mais eux ne s'y trompent point ! Ils savent que les coups qu'ils re&#231;oivent ne leur viennent pas de ta main. Console-toi, ils t'aiment toujours dans leurs souffrances.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Impressions d'un condamn&#233; &#224; mort &#187; in Gaston Cr&#233;mieux, &#338;uvres posthumes, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt; Durant son incarc&#233;ration au ch&#226;teau-d'If, Cr&#233;mieux passa sans doute sous le porche au-dessus duquel des hommes emprisonn&#233;s en 1848 avaient grav&#233; l'inscription &#171; H&#244;tel du peuple souverain &#187; encore visible aujourd'hui. Lui qui avait particip&#233; &#224; l'occupation de l'H&#244;tel-de-ville de Marseille en 1870 et de l'H&#244;tel de la pr&#233;fecture en 1871 ne pouvait que partager la volont&#233; de la souverainet&#233; du peuple revendiqu&#233;e par ce graffiti ironiquement grav&#233; sur une porte de prison !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Gabriel Honor&#233; Riqueti, comte de Mirabeau (1749-1791), avant de devenir le c&#233;l&#232;bre tribun de la r&#233;volution de 1789, fut incarc&#233;r&#233; en 1774 au ch&#226;teau d'If &#224; la demande de son p&#232;re exasp&#233;r&#233; par les frasques et les dettes de son fils a&#238;n&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;em&gt;Le Petit Marseillais&lt;/em&gt;, 14 avril 1871.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Impressions d'un condamn&#233; &#224; mort &#187; in Gaston &lt;dico&gt;&lt;a href=&#034;https://maitron.fr/spip.php?article56261&amp;recherche=Cr&#233;mieux&#034; class='spip_out' title=&#034;D&#233;finition&#160;: N&#233; &#224; N&#238;mes le 22 juin 1836 ; ex&#233;cut&#233; au Pharo de Marseille le 30 novembre (&#8230;)&#034;&gt;Cr&#233;mieux&lt;/a&gt;&lt;/dico&gt;, &lt;em&gt;&#338;uvres posthumes,&lt;/em&gt; Paris, Dentu, 1879, p.36-37&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Enfin une plaque officielle au Pharo pr&#232;s de l'endroit o&#249; il a &#233;t&#233; fusill&#233; </title>
		<link>https://marseille1871.fr/Enfin-une-plaque-officielle-au-Pharo-pres-de-l-endroit-ou-il-a-ete-fusille</link>
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		<dc:date>2025-01-28T14:40:34Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>bruno</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le 27 novembre 2021, quelques jours avant le 150e anniversaire de l'ex&#233;cution de Gaston Cr&#233;mieux, le maire de Marseille, Beno&#238;t Payan, d&#233;voilait cette plaque qui &#233;tait la premi&#232;re plaque officielle &#224; la m&#233;moire de Cr&#233;mieux au Pharo. Il l'inaugurait en pr&#233;sence de repr&#233;sentants de la section marseillaise de l'association des Amies et Amis de la Commune de Paris 1871 et de Christiane Taubira, ancienne ministre de la Justice et candidate pressentie pour les prochaines &#233;lections pr&#233;sidentielles (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://marseille1871.fr/-Marseille-se-souvient-du-communard-Gaston-Cremieux-fusille-le-30-novembre-1871-" rel="directory"&gt;Marseille se souvient du communard Gaston Cr&#233;mieux fusill&#233; le 30 novembre 1871 au Pharo&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_93 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;112&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://marseille1871.fr/IMG/jpg/2025-01-17gc_lieux_deme_moire-relu-moi.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://marseille1871.fr/local/cache-vignettes/L500xH375/2025-01-17gc_lieux_deme_moire-relu-moi-7b40e.jpg?1763813422' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-93 '&gt;&lt;strong&gt;Plaque Gaston &lt;dico&gt;&lt;a href=&#034;https://maitron.fr/spip.php?article56261&amp;recherche=Cr&#233;mieux&#034; class='spip_out' title=&#034;D&#233;finition&#160;: N&#233; &#224; N&#238;mes le 22 juin 1836 ; ex&#233;cut&#233; au Pharo de Marseille le 30 novembre (&#8230;)&#034;&gt;Cr&#233;mieux&lt;/a&gt;&lt;/dico&gt; inaugur&#233;e le 27 novembre 2021 au Pharo &#224; Marseille.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_credits crayon document-credits-93 '&gt;Clich&#233; M. Bitton, 30 novembre 2021.
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le 27 novembre 2021, quelques jours avant le 150e anniversaire de l'ex&#233;cution de Gaston &lt;dico&gt;&lt;a href=&#034;https://maitron.fr/spip.php?article56261&amp;recherche=Cr&#233;mieux&#034; class='spip_out' title=&#034;D&#233;finition&#160;: N&#233; &#224; N&#238;mes le 22 juin 1836 ; ex&#233;cut&#233; au Pharo de Marseille le 30 novembre (&#8230;)&#034;&gt;Cr&#233;mieux&lt;/a&gt;&lt;/dico&gt;, le maire de Marseille, Beno&#238;t Payan, d&#233;voilait cette plaque qui &#233;tait la premi&#232;re plaque officielle &#224; la m&#233;moire de Cr&#233;mieux au Pharo. Il l'inaugurait en pr&#233;sence de repr&#233;sentants de la section marseillaise de l'association des Amies et Amis de la Commune de Paris 1871 et de Christiane Taubira, ancienne ministre de la Justice et candidate pressentie pour les prochaines &#233;lections pr&#233;sidentielles de 2022, sp&#233;cialement invit&#233;e pour cette c&#233;r&#233;monie.&lt;br /&gt;
Au moment de cette inauguration se tenait aussi &#224; Marseille, dans l'auditorium de la Mairie des 1e et 7e arrondissement, un colloque sur la r&#233;volution du 4 septembre 1870 et les Communes de 1871&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les actes de ce colloque &#171; De la r&#233;volution du 4 septembre 1870 aux Communes (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; auquel j'assistais comme nombre d'autres personnes qui auraient aim&#233; participer &#224; l'inauguration de la plaque &#224; la m&#233;moire de Gaston Cr&#233;mieux initialement pr&#233;vue le dimanche 28 novembre 2021. Mais le maire en d&#233;cida autrement ; il avan&#231;a cette inauguration sans doute pour la faire en pr&#233;sence de Christiane Taubira venue prendre la temp&#233;rature politique de la mairie de Marseille avant les &#233;lections pr&#233;sidentielles. Ce n'est donc que trois jours plus tard, jour effectif de l'anniversaire de la mort de G. Cr&#233;mieux que j'allais photographier cette nouvelle plaque au Pharo et relever ses inscriptions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces inscription grav&#233;es &#224; l'initiative d'une municipalit&#233; plus &#224; gauche que celle qui r&#233;gnait &#224; Marseille depuis vingt-cinq ans, rappellent notamment que Cr&#233;mieux fut &#171; condamn&#233; &#224; mort lors de la r&#233;pression versaillaise &#187; mais n'incriminent personne nomm&#233;ment.&lt;br /&gt;
Une plaque non officielle pos&#233;e il y a quelques ann&#233;es pratiquement au m&#234;me endroit, sur le grillage, mais arrach&#233;e (par qui ? nul ne le sait) d&#233;non&#231;ait express&#233;ment Adolphe Thiers qui, rappelons-le, &#233;tait chef de l'ex&#233;cutif du gouvernement de la R&#233;publique fran&#231;aise &#224; l'&#233;poque o&#249; Cr&#233;mieux fut fusill&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: center;&#034;&gt;&lt;em&gt;Plaque &#233;ph&#233;m&#232;re au Pharo en 2013&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_94 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;81&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://marseille1871.fr/local/cache-vignettes/L500xH375/plaque2-93eb4.jpg?1763813422' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-94 '&gt;&lt;strong&gt;&#169; Clich&#233; M. Kadouch, 13 novembre 2013, reproduit avec son aimable autorisation.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;p style=&#034;text-align: center;&#034;&gt;&lt;em&gt;Ici fut ex&#233;cut&#233; / le 30 novembre 1871 / Gaston Cr&#233;mieux&lt;br /&gt;
Cet avocat humaniste et libre penseur / qui a &#233;t&#233; &#224; la t&#234;te de l'insurrection &lt;br /&gt;
marseillaise de 1871 / fut victime de / la vindicte anti-communarde &lt;br /&gt;
d'Adolphe Thiers&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_95 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://marseille1871.fr/local/cache-vignettes/L206xH226/plaque3-3cb9f.jpg?1763813422' width='206' height='226' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Sur l'image de cette plaque on distingue, &#224; gauche des inscriptions, le logo de l'association des Amies et Amis de la Commune de Paris 1871.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Cette plaque, aujourd'hui disparue, a &#233;t&#233; appos&#233;e et arrach&#233;e en 2013, alors que Marseille &#233;tait sous le mandat de Jean-Claude Gaudin figure de la droite catholique qui fut maire de cette ville de 1995 &#224; 2020. Durant ses vingt cinq ann&#233;es de r&#232;gne, des &#233;lus de l'opposition appuy&#233;s par diff&#233;rentes associations, avaient vainement tent&#233; de faire apposer une plaque p&#233;renne &#224; la m&#233;moire de Cr&#233;mieux au Pharo. En 2013, Marie-France Palloix, conseill&#232;re municipale communiste aux 6e et 8e arrondissements de Marseille, d&#233;clarait &#224; La Marseillaise : &#171; Une premi&#232;re plaque pos&#233;e au Pharo il y a dix ans puis une autre il y a deux ans ont &#233;t&#233; chaque fois arrach&#233;es. Depuis 2006, j'ai &#233;crit une dizaine de courriers &#224; Jean-Claude Gaudin. Apr&#232;s un accord de principe pour rendre hommage &#224; Gaston Cr&#233;mieux, l&#224; o&#249; ses bourreaux l'ont tu&#233;, il ne me r&#233;pond m&#234;me plus.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cit&#233; par L&#233;o Purguette, &#171; Marseille : Hommage rendu &#224; Gaston Cr&#233;mieux &#187;, in (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Lorsque le nouveau maire de Marseille Beno&#238;t Payan inaugura la plaque du Pharo, il ne pronon&#231;a pas le nom de Thiers dans son allocution. Il &#233;voqua des &#171; revanchards versaillais &#187;, mais souligna surtout l'importance du rassemblement et de l'union pr&#244;n&#233;s par Gaston Cr&#233;mieux. Au-del&#224; des liens de ce discours avec des &#233;lections pass&#233;es et &#224; venir, il nous para&#238;t important de le citer int&#233;gralement car il a marqu&#233; un tournant dans la reconnaissance de Gaston Cr&#233;mieux et de la Commune de 1871 par les autorit&#233;s municipales marseillaises. Son discours propose pour la premi&#232;re fois une version municipale relativement fi&#232;re des mouvements communalistes marseillais de 1870 et 1871 ; &#233;vitant des images sanglantes, c'est une version apais&#233;e de cette exp&#233;rience unique que fut la Commune dont la municipalit&#233; actuelle se r&#233;clame l'h&#233;riti&#232;re.&lt;br /&gt;
Ce discours est reproduit ici tel qu'il a &#233;t&#233; mis en ligne par la Mairie de Marseille. Il est bien document&#233; sur les &#233;v&#233;nements de l'&#233;poque ; je n'y ai not&#233; qu'une seule erreur historique, lorsqu'il avance : &#171; C'est ici, le 1er novembre 1870, que naquit la premi&#232;re Commune du mouvement des Communes pr&#233;sid&#233;e par Gaston Cr&#233;mieux &#187;. Il y eut effectivement la proclamation d'une Commune r&#233;volutionnaire &#224; Marseille le 1er novembre 1870, mais elle &#233;tait pr&#233;sid&#233;e par Adolphe Carcassonne et non par Gaston Cr&#233;mieux, qui fut &#224; la t&#234;te d'une autre Commune marseillaise &#233;ph&#233;m&#232;re le 8 ao&#251;t 1870. C'est probablement pour insister sur la personnalit&#233; r&#233;volutionnaire de Gaston Cr&#233;mieux que ce discours municipal bienveillant lui impute aussi, mais &#224; tort, la proclamation de la Commune du 1er novembre 1871.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les actes de ce colloque &#171; De la r&#233;volution du 4 septembre 1870 aux Communes insurrectionnelles de 1871. La lutte pour la R&#233;publique, mais laquelle ? &#187; devraient &#234;tre publi&#233;s bient&#244;t.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cit&#233; par L&#233;o Purguette, &#171; Marseille : Hommage rendu &#224; Gaston &lt;dico&gt;&lt;a href=&#034;https://maitron.fr/spip.php?article56261&amp;recherche=Cr&#233;mieux&#034; class='spip_out' title=&#034;D&#233;finition&#160;: N&#233; &#224; N&#238;mes le 22 juin 1836 ; ex&#233;cut&#233; au Pharo de Marseille le 30 novembre (&#8230;)&#034;&gt;Cr&#233;mieux&lt;/a&gt;&lt;/dico&gt; &#187;, in &lt;em&gt;La Marseillaise&lt;/em&gt;, 4 d&#233;cembre 2013.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Discours de Beno&#238;t Payan, maire de Marseille, pour l'inauguration de la plaque Gaston Cr&#233;mieux au Pharo le 27 novembre 2021</title>
		<link>https://marseille1871.fr/Discours-de-Benoit-Payan-maire-de-Marseille-pour-l-inauguration-de-la-plaque</link>
		<guid isPermaLink="true">https://marseille1871.fr/Discours-de-Benoit-Payan-maire-de-Marseille-pour-l-inauguration-de-la-plaque</guid>
		<dc:date>2025-01-28T14:03:57Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>bruno</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Madame la Ministre, ch&#232;re Christiane Taubira &lt;br class='autobr' /&gt;
Mesdames, Messieurs les &#233;lus, &lt;br class='autobr' /&gt;
Mesdames, Messieurs, &lt;br class='autobr' /&gt;
En rendant hommage &#224; Gaston Cr&#233;mieux, nous honorons un partisan de la R&#233;publique, victime expiatoire de la Commune de Marseille. &lt;br class='autobr' /&gt;
Souvent, les &#233;v&#233;nements de notre histoire reposent sur des hommes et des femmes dont l'engagement trouve son origine dans les injustices terribles et la volont&#233; tenace d'y mettre fin. &lt;br class='autobr' /&gt;
Gaston Cr&#233;mieux fut de ceux-l&#224; : un homme de droit, fid&#232;le aux principes de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://marseille1871.fr/-Marseille-se-souvient-du-communard-Gaston-Cremieux-fusille-le-30-novembre-1871-" rel="directory"&gt;Marseille se souvient du communard Gaston Cr&#233;mieux fusill&#233; le 30 novembre 1871 au Pharo&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Madame la Ministre, ch&#232;re Christiane Taubira&lt;br /&gt;
Mesdames, Messieurs les &#233;lus,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mesdames, Messieurs,&lt;br /&gt;
En rendant hommage &#224; Gaston &lt;dico&gt;&lt;a href=&#034;https://maitron.fr/spip.php?article56261&amp;recherche=Cr&#233;mieux&#034; class='spip_out' title=&#034;D&#233;finition&#160;: N&#233; &#224; N&#238;mes le 22 juin 1836 ; ex&#233;cut&#233; au Pharo de Marseille le 30 novembre (&#8230;)&#034;&gt;Cr&#233;mieux&lt;/a&gt;&lt;/dico&gt;, nous honorons un partisan de la R&#233;publique, victime expiatoire de la Commune de Marseille.&lt;br /&gt;
Souvent, les &#233;v&#233;nements de notre histoire reposent sur des hommes et des femmes dont l'engagement trouve son origine dans les injustices terribles et la volont&#233; tenace d'y mettre fin.&lt;br /&gt;
Gaston Cr&#233;mieux fut de ceux-l&#224; : un homme de droit, fid&#232;le aux principes de justice, qui vous sont si chers, Madame la Ministre.&lt;br /&gt;
Po&#232;te, avocat et journaliste, il fut d&#233;fenseur des pauvres, libre penseur, nouant tr&#232;s t&#244;t des contacts entre r&#233;publicains catalans, proven&#231;aux et italiens. En toute circonstance, il fut un artisan de cette exp&#233;rience politique si singuli&#232;re de la Commune de Marseille.&lt;br /&gt;
Gaston Cr&#233;mieux fut &#224; l'image de beaucoup de Marseillais : un homme aux diff&#233;rentes facettes et aux multiples engagements.&lt;br /&gt;
Mobilis&#233; dans tous les combats, que ce soit pour la sant&#233; et contre l'&#233;pid&#233;mie de chol&#233;ra ou pour la d&#233;fense de la classe ouvri&#232;re, Gaston Cr&#233;mieux n'a cess&#233; de rassembler la diversit&#233; politique des communards qu'ils soient socialistes, radicaux ou f&#233;d&#233;ralistes.&lt;br /&gt;
Il savait unir autour d'une cause, d'un id&#233;al, de valeurs communes.&lt;br /&gt;
Preuve en est, alors que les dissensions apparaissaient sur les drapeaux rouge ou tricolore flottant &#224; la pr&#233;fecture, il fit hisser le drapeau noir d'une patrie en deuil, suite &#224; l'abdication des conservateurs et des l&#233;gitimistes.&lt;br /&gt;
L&#224; est la force de l'engagement de Gaston Cr&#233;mieux, elle perdure aujourd'hui avec sa m&#233;moire : la volont&#233; d'un homme de rassembler tous les autres dans une cause qu'il savait juste et profond&#233;ment noble.&lt;br /&gt;
Aujourd'hui, par cet acte de m&#233;moire, nous levons le linceul de silence qui le condamnait &#224; l'oubli.&lt;br /&gt;
Aujourd'hui, nous sommes rassembl&#233;s autour de l'histoire de ces hommes et des ces femmes qui, comme Gaston Cr&#233;mieux, lutt&#232;rent jusqu'&#224; leur sacrifice ultime pour l'id&#233;al de la R&#233;publique sociale.&lt;br /&gt;
L'histoire ne nous pr&#233;munit pas toujours de la folie des hommes, mais elle nous permet de comprendre et de repousser nos peurs.&lt;br /&gt;
Ces peurs &#233;taient nombreuses en 1870 : peur de la guerre et peur de l'occupation, peur du d&#233;classement et peur d'un retour &#224; la monarchie, peur de l'instabilit&#233; politique et du marasme &#233;conomique.&lt;br /&gt;
Face &#224; ces peurs, c'est dans le mouvement des Communes, que des engag&#233;s d&#233;cid&#232;rent de b&#226;tir l'id&#233;al r&#233;publicain qui forge aujourd'hui nos consciences.&lt;br /&gt;
C'est &#224; Marseille que des femmes et des hommes se r&#233;volt&#232;rent pour demander l'instauration de la R&#233;publique apr&#232;s l'assassinat de Victor Noir, journaliste parisien, par Pierre Bonaparte d&#232;s le 8 janvier 1870.&lt;br /&gt;
C'est ici, comme &#224; Paris, que le pl&#233;biscite pour l'Empire fut un &#233;chec.&lt;br /&gt;
C'est ici, apr&#232;s le d&#233;sastre de la bataille de Forbach, le 7 ao&#251;t 1870, qu'une manifestation de 40 000 personnes men&#233;e par Gaston Cr&#233;mieux prit l'H&#244;tel de Ville d'assaut, et fonda un comit&#233; r&#233;volutionnaire.&lt;br /&gt;
C'est ici, apr&#232;s la d&#233;faite de Sedan, que le 4 septembre 1870, un comit&#233; de d&#233;fense nationale fut cr&#233;&#233;, une garde civique organis&#233;e et un pr&#233;fet int&#233;rimaire r&#233;publicain nomm&#233;.&lt;br /&gt;
C'est ici, le 1er novembre 1870, que naquit la premi&#232;re Commune du mouvement des Communes pr&#233;sid&#233;e par Gaston Cr&#233;mieux.&lt;br /&gt;
Marseille fut une source d'inspiration f&#233;conde autant qu'un avertissement pour les Communards parisiens.&lt;br /&gt;
Et c'est encore ici, le 22 mars 1871, que naquit la seconde et la plus longue exp&#233;rience de la Commune en dehors de Paris.&lt;br /&gt;
Mais le 4 avril 1871, malgr&#233; les tentatives de n&#233;gociation de Gaston Cr&#233;mieux, la Commune prit fin dans un bain de sang orchestr&#233; par les troupes Versaillaises du g&#233;n&#233;ral Henri Espivent de la Villesboisnet.&lt;br /&gt;
Le conseil de guerre condamna &#224; la prison, au bagne et &#224; l'exil mais seul Gaston Cr&#233;mieux est condamn&#233; &#224; mort et non graci&#233;.&lt;br /&gt;
Dans un dernier geste, il commande le peloton : &#171; Visez &#224; la poitrine. Ne frappez pas la t&#234;te. Feu ! Vive la R&#233;publique &#187;.&lt;br /&gt;
Il meurt &#224; 35 ans, le 30 novembre 1871, ici au champ de tir du Pharo, il y a 150 ans.&lt;br /&gt;
En fusillant Gaston Cr&#233;mieux, c'est l'esprit de la commune de Marseille que les revanchards versaillais pensaient tuer. C'est cet espoir naissant que les partisans de l'ordre pensaient &#233;touffer.&lt;br /&gt;
Parce qu'elle incarne le combat d'une libert&#233; &#233;mancipatrice, parce qu'elle incarne le combat pour l'&#233;galit&#233; dans une fraternit&#233; totale et absolue, parce qu'elle incarne l'attente ardente d'une soci&#233;t&#233; du partage et du temps libre : la Commune est une matrice politique qui malgr&#233; l'implacable et sanguinaire r&#233;pression, triomphe de mani&#232;re posthume.&lt;br /&gt;
Victor Hugo disait alors &#8220;Les morts sont des vivants m&#234;l&#233;s &#224; nos combats&#8221;.&lt;br /&gt;
Des victoires &#233;lectorales des R&#233;publicains &#224; la fin du XIX&#232;me si&#232;cle au Front populaire, nous sommes les h&#233;ritiers de cette exp&#233;rience politique unique.&lt;br /&gt;
Il est des hommages qui r&#233;sonnent avec fracas dans l'actualit&#233; blafarde. Ce devoir de m&#233;moire et ce travail d'histoire sont aujourd'hui d'une imp&#233;rieuse n&#233;cessit&#233;.&lt;br /&gt;
N'oublions jamais que Vichy tenta d'effacer le nom de Gaston Cr&#233;mieux en d&#233;baptisant les rues de son nom.&lt;br /&gt;
N'oublions jamais que le petit fils de Gaston Cr&#233;mieux mourut en D&#233;portation parce que juif.&lt;br /&gt;
Quand certains r&#233;&#233;crivent l'histoire jusqu'&#224; la d&#233;voyer, nous pr&#233;f&#233;rons l'&#233;crire. L'&#233;crire pour ne pas l'oublier, pour ne pas perdre la trace d'un homme comme Gaston Cr&#233;mieux et l'accueillir au Panth&#233;on de nos h&#233;ros municipaux.&lt;br /&gt;
Quand les identit&#233;s se crispent, quand la peur de l'autre s'installe, la seule alternative r&#233;side dans la construction d'un projet commun et intemporel : la R&#233;publique.&lt;br /&gt;
Alors merci, merci &#224; vous toutes et tous, qui ann&#233;e apr&#232;s ann&#233;e, avez entretenu cette flamme du souvenir.&lt;br /&gt;
Merci pour votre t&#233;nacit&#233; &#224; honorer et &#224; comm&#233;morer la Commune de Marseille.&lt;br /&gt;
Ce pass&#233; oubli&#233;, occult&#233;, est d&#233;sormais un pass&#233; r&#233;appropri&#233;. Il &#233;claire notre pr&#233;sent de ses enseignements comme une vigie.&lt;br /&gt;
Ici, sur ce site qui fut le t&#233;moin des tumultes de l'histoire, en contrebas du palais imp&#233;rial et de ses jardins, sur le lieu m&#234;me de l'assassinat de Gaston Cr&#233;mieux, l&#224; o&#249; l'infamie de la r&#233;pression r&#233;actionnaire semblait triompher, d&#233;sormais le passant se souviendra.&lt;br /&gt;
Il se souviendra de Gaston Cr&#233;mieux et de toutes les communardes et de tous les communards dont l'histoire a parfois perdu la trace, mais dont nous entretenons ici la m&#233;moire.&lt;br /&gt;
Vive la Commune, vive Marseille, vive la R&#233;publique, et vive la France !&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Site de la mairie de Marseille : http://www.marseille.fr/epresse/documents/thesa&#034; id=&#034;nh5-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb5-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Site de la mairie de Marseille : &lt;a class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; href='http://www.marseille.fr/epresse/documents/thesaurus/documents/39601/Discours_Hommage_Gaston_Cremieux_27-11_.pdf' rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.marseille.fr/epresse/documents/thesaurus/documents/39601/Discours_Hommage_Gaston_Cremieux_27-11_.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Gaston Cr&#233;mieux (1836-1871)</title>
		<link>https://marseille1871.fr/Gaston-Cremieux-1836-1871</link>
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		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>bruno</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Gaston Cr&#233;mieux est n&#233; le 22 juin 1836 &#224; N&#238;mes (Gard) dans une famille modeste ; &#224; sa naissance son p&#232;re Abraham est d&#233;clar&#233; marchand, sa m&#232;re Rachel Vidal, sans profession. Issu de l'ancienne communaut&#233; des &#171; juifs du pape &#187; install&#233;s depuis le XVIe si&#232;cle sur des terres pontificales rattach&#233;es &#224; la France apr&#232;s la R&#233;volution de 1789, il a de profondes racines et une large parent&#232;le proven&#231;ales. &lt;br class='autobr' /&gt;
Avocat, po&#232;te et journaliste, il s'installe &#224; Marseille en 1862. Il se marie en 1864 avec une (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://marseille1871.fr/-Marseille-se-souvient-du-communard-Gaston-Cremieux-fusille-le-30-novembre-1871-" rel="directory"&gt;Marseille se souvient du communard Gaston Cr&#233;mieux fusill&#233; le 30 novembre 1871 au Pharo&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Gaston &lt;dico&gt;&lt;a class=&#034;spip_out&#034; href='https://maitron.fr/spip.php?article56261&amp;recherche=Cr&#233;mieux'&gt;Cr&#233;mieux&lt;/a&gt;&lt;/dico&gt; est n&#233; le 22 juin 1836 &#224; N&#238;mes (Gard) dans une famille modeste ; &#224; sa naissance son p&#232;re Abraham est d&#233;clar&#233; marchand, sa m&#232;re Rachel Vidal, sans profession. Issu de l'ancienne communaut&#233; des &#171; juifs du pape&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir notamment Ren&#233; Moulinas, Les Juifs du pape en France. Les communaut&#233;s (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187; install&#233;s depuis le XVIe si&#232;cle sur des terres pontificales rattach&#233;es &#224; la France apr&#232;s la R&#233;volution de 1789, il a de profondes racines et une large parent&#232;le proven&#231;ales. &lt;br /&gt;
Avocat, po&#232;te et journaliste, il s'installe &#224; Marseille en 1862. Il se marie en 1864 avec une jeune marseillaise, No&#233;mie Molina, &#233;galement isra&#233;lite et fille de marchand (son p&#232;re tient un magasin de confection 4, rue de Rome). Ils auront quatre enfants dont un mort en bas &#226;ge.&lt;br /&gt;
Engag&#233; dans la franc-ma&#231;onnerie et dans la vie sociale et politique locale, G. &lt;dico&gt;&lt;a class=&#034;spip_out&#034; href='https://maitron.fr/spip.php?article56261&amp;recherche=Cr&#233;mieux'&gt;Cr&#233;mieux&lt;/a&gt;&lt;/dico&gt; &#339;uvre en faveur des ouvriers, participe &#224; la cr&#233;ation de la Ligue de l'enseignement et s'impose comme une figure importante de la d&#233;mocratie marseillaise. &#192; la t&#234;te d'une premi&#232;re Commune le 8 ao&#251;t 1870, il est arr&#234;t&#233; et incarc&#233;r&#233; avec d'autres manifestants qui ont occup&#233; l'H&#244;tel de Ville de Marseille durant quelques heures. Lib&#233;r&#233; avec eux &#224; la proclamation de la R&#233;publique le 4 septembre, il poursuit ses engagements r&#233;publicains jusqu'&#224; la Commune marseillaise de 1871 dont il est le chef de file. Arr&#234;t&#233; le 8 avril, il est jug&#233; du 12 au 28 juin 1871 par le conseil de guerre si&#233;geant &#224; Marseille lors d'un proc&#232;s collectif de dix-sept communards dont il est le principal accus&#233;. Le 28 juin 1871 il est condamn&#233; &#224; peine de mort avec Auguste &#201;tienne et Alphonse P&#233;lissier ; les deux derniers seront graci&#233;s et leurs peines commu&#233;es en d&#233;portation. &lt;dico&gt;&lt;a href=&#034;https://maitron.fr/spip.php?article56261&amp;recherche=Cr&#233;mieux&#034; class='spip_out' title=&#034;D&#233;finition&#160;: N&#233; &#224; N&#238;mes le 22 juin 1836 ; ex&#233;cut&#233; au Pharo de Marseille le 30 novembre (&#8230;)&#034;&gt;Cr&#233;mieux&lt;/a&gt;&lt;/dico&gt;, lui, &#233;tait ex&#233;cut&#233; le 30 novembre 1871 &#224; sept heures du matin sur le champ de man&#339;uvres militaire du Pharo.&lt;br /&gt;
Le rabbin Vidal qui l'avait assist&#233; &#224; ses derni&#232;res heures se chargea de la lev&#233;e du corps tandis que quelques amis et parents l'attendaient &#224; l'ext&#233;rieur du champ de man&#339;uvres pour l'accompagner au cimeti&#232;re. &#171; &#192; sept heures et quart le corbillard se rendait au grand trot au cimeti&#232;re des juifs escort&#233; par la gendarmerie et les chasseurs &#224; cheval, traversant le boulevard de la Corderie, la rue de Rome, le boulevard Baille et le chemin de Saint-Pierre.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'&#201;galit&#233;, 1er d&#233;cembre 1871, p. 1.&#034; id=&#034;nh6-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;&lt;br /&gt;
Il n'existait alors qu'un seul cimeti&#232;re juif &#224; Marseille : le cimeti&#232;re isra&#233;lite La Timone-Saint-Pierre ouvert en 1855 en continuit&#233; du grand cimeti&#232;re Saint-Pierre. L'inhumation de Gaston Cr&#233;mieux fut discr&#232;te ; le public et les journalistes furent probablement interdits d'y assister car nul n'en fit un r&#233;cit connu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un an apr&#232;s sa disparition, les R&#233;publicains marseillais &#233;rigeaient un monument fun&#233;raire sur son tombeau et la presse en fit part. Ce premier lieu de m&#233;moire toujours en place a &#233;t&#233; augment&#233; depuis d'une sculpture et d'une plaque comm&#233;morative.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb6-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir notamment Ren&#233; Moulinas, Les Juifs du pape en France. Les communaut&#233;s d'Avignon et du Comtat Venaissin aux XVIIe et XVIIIe si&#232;cles, Toulouse, &#233;d. Privat, 1981.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;em&gt;L'&#201;galit&#233;&lt;/em&gt;, 1er d&#233;cembre 1871, p. 1.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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